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Quelques images des expos en plein air qui se déroulent dans l'entité de St Hubert toute l'année.

J'ai été invitée à participer à cette exposition grandeur nature, aux côtés d'une quarantaine de photographes de la nature bien connus, soit plus de 480 photos imprimées en grand format 100×150, et installées en plein air.

Voici un petit aperçu de mon exposition, visible toute l'année à Redu, du 1er avril 2017, au 3o mars 2018, composée de 9 photos tirées de mon exposition " La petite faune des tourbières ".

Un panneau de 3 photos se trouve près de l'église, et un autre à chaque entrée ( ou sortie ) du village, soit 3 panneaux en tout

Soyons honêtes, la correction des photos, la multi exposition et bien d'autres, existaient déjà du temps de l'argentique, cela se faisait dans "l'intimité" des chambres noires, et tout le monde trouvait cela normal. Depuis le numérique, seuls les outils ont changé, ils se sont améliorés, et sont devenus plus accessibles. Et du même coup, des confusions sont apparues,  je vais essayer de faire un peu le point.

Un fichier jpeg n'est pas une photo brute, c' est une photo déjà corrigée… par le boitier et son processeur. Déjà là, ça calme 😉
 Eh oui…  Une photo brute de capteur, c'est le fichier RAW. Un fichier dont les informations n'ont pas encore été traitées. Le résulat est parfois un peu terne, comme un travail inachevé. Qui par conséquant, vous laissera plus de lattitude et de liberté pour obtenir une image finale plus aboutie.

Les boitiers ont beaucoup évolué, et offrent une plage dynamique de plus en plus large, mais le résultat reste toujours moindre par rapport à la vision humaine puisque notre oeil compense et perçoit beaucoup plus de détails. Sans parler de l'interprétation du photographe qui est très personnelle, pour ne pas dire unique.

Dans de telles conditions, il devient normal d'appliquer un développement logiciel afin de terminer ce qui a été commencé sur le boitier, et qui va révéler une photo, pour en faire VOTRE photo. Donner plus de force ou de mystère à une image, la rendre plus saisissante, (surtout en paysage), bref, développer tout son potentiel. Exprimer sa sensibilité, sa personnalité, ou même sa fantaisie.
Après, chacun assume ses choix, et s'impose ses propres limites… ou pas. Rien n'est " le mal" du moment que le résultat est esthétique et pourvu d'intérêt.

Le post traitement ne fait pas tout. (Le matériel non plus d'ailleurs). Il ne peut pas corriger une mauvaise composition. Une photo doit raconter une histoire, et si la base n'y est pas, une photo mal fagotée le restera.  Mais s'entêter par principe à garder des photos sans saveur, et sans âme, alors qu'un rien pourrait les sublimer, sans pour autant basculer dans l'excès ni la tromperie, avouez que c'est dommage. 

J'ai mis du temps à m'en convaincre, puriste que j'étais, mais force est de constater que le post traitement fait vraiment partie de la photographie, tout autant que la technique, le choix du matériel ou le choix artistique du photographe, je pense que c'est un tout. C'est ainsi que je procède, guidée par mes propres choix naturalistes et artistiques, j'applique une correction modérée et réfléchie, laissant un petit bout de moi dans chacune de mes images, afin qu'elles me ressemblent.

 

Contente d'avoir une photo sélectionnée pour le concours photo, encore cette année

" Les yeux de la mare "

Photo imprimée sur bâche en extérieur, exposée dans l'enceinte de la citadelle de Namur, très joli rendu. Merci à l'organisation

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Et ma sélection pour 2014, " L'attente " Argiope fasciée, que vous retrouverez dans mes galeries proxi

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Il est des images dont on a peine à imaginer la difficulté pour les obtenir, et pas seulement d'un point de vue technique.
Certaines demandent la réunion d'un certain nombre de conditions qui ne dépendent pas de nous, et s'il en manque une seule, la photo est vouée à l'échec, et on peut remballer.

C'est le cas pour cette photo de super lune, photographiée à son périgée,  lorsque sa distance avec la terre est la plus proche. (15 % plus grosse que d'habitude et 30 % plus brillante)
Il nous faut bien sûr, une belle météo, pas gagné en Belgique, et souvent gâchée par un bandeau de brume figé sur l'horizon.
– Soleil couchant et lever de lune simultané, c'est à dire que la lune doit se lever au moment où le soleil se couche
– Un endroit dégagé pour voir la lune sur l'horizon
– Pollution lumineuse limitée
– Avoir la lune qui se lève au bon endroit pour faire joli ( là il faut chercher un peu)
Et voilà le résultat 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il est vrai que nos araignées européennes ne sont pas spécialement colorées, sauf quelques unes, dont l'argiope fasciée fait partie. Personnellement je la trouve magnifique, aussi j'ai voulu lui dédier un petit reportage photographique, afin de vous la présenter.

Originaire de la zone méditerranéenne, elle a été observée pour la première fois en Belgique en 1984, elle est de plus en plus présente. Nous trouverons cette belle espèce, non pas dans les maisons ni les jardins, mais dans la nature, dans les milieux ouverts et ensoleillés. Mais attention, elles sont parfois nombreuses et il serait dommage de les piétiner, alors, prudence, marchons lentement en regardant bien à nos pieds à chaque pas.

Comme toutes les Epeires, elle reconstruit tous les jours sa toile d'orbitèle, très tôt le matin, ou parfois  au crépuscule. Sa toile d'un diamètre d'environ 30 à 40 cm, a la particularité de posséder une sorte de zigzag, appelé Stabilimentum, sorte de " renfort " tissé, servant d'appât selon les hypothèses ou encore pour la solidifier afin de ne pas trop l'abîmer lors des captures de gros insectes, comme certaines sauterelles ou criquets dont elle est friande.

Aussitôt prise dans la toile, la proie engluée se débat, ce qui prévient l'araignée, car elle n'y voit pas grand chose en réalité.  Elle lui injecte son venin, puis l'emmaillote dans de la soie, comme on le ferait avec du film plastique, et hop, au garde manger ! Elle y reviendra plus tard afin de lui injecter les sucs digestifs lui permettant de la consommer et la digérer.

L'argiope fasciée ( ou argiope frelon ) fait partie des espèces pratiquant le cannibalisme sexuel, autrement dit, elle mange son mari après l'accouplement 😉 Avec plus ou moins de succès ceci dit, car monsieur prend tout de même quelques précautions. Après l'accouplement, la femelle pond  200 à 300 œufs répartis plusieurs cocons déposés près de sa toile. Les œufs hivernent à l'abri du gel jusqu'à leur éclosion au printemps.

Elle est totalement inoffensive, peu farouche tant qu'on ne la touche pas, ce qui permet une observation facile et sans dérangement, même si elle n'est pas toujours simple à localiser en raison de son mimétisme, et puis, elle aime à se cacher dans l'herbe haute .

Mais trouvez une pâture avec des criquets, ou simple bande herbeuse qui en abrite, et vous trouverez sans doute la belle argiope..

Mythes, légendes et préjugés infondés ont la vie dure chez nos araignées, et pourtant… Il suffirait que l'on s'y attarde un peu, qu'on se donne la peine de mieux les connaitre, voire de les observer, pour se rendre compte à quel point tout ce petit monde est fascinant, et absolument sans danger.

Sous nos latitudes, la plupart des araignées ne piquent pas, n'étant pas munies d'organe de perforation, elles ne peuvent donc pas percer la peau de l'homme. Elles ne vont pas vous courir après dans ce but. Tout au plus, elles se défendent lorsqu'elles se sentent menacées lorsque manipulées ou si elles se sentent coincées. On peut alors assimiler la douleur à celle d'une piqûre de guêpe pour les grosses variétés de type épeire. Mais restent toutefois sans danger car elle n'injectent pas de venin, ce dernier leur est précieux pour d'autres usages.

Elles ne pondent pas non plus sous la peau ou la chair humaine comme on peut lire parfois. Leurs oeufs ont besoin d'être protégés par de la soie, avec une méthode qui n'appartient qu'à elles, l'humain ne leur convient donc pas. 😉

Au pire, je ne demande pas qu'on les aime, mais que pour le moins on les respecte, en les mettant dehors avec l'aide d'un petit ( ou grand ) gobelet et un carton glissé en dessous. Choisissez un gobelet assez épais si vous craignez de sentir l'animal gigoter au travers, puis déposez-le dehors. Elle nous débarrasse des mouches et autres indésirables bien plus nocifs pour nous, alors préservons-les.

J'ai eu le plaisir de voir une de mes photos commentée très positivement dans la rubrique Critique du magazine Image&Nature. Merci à eux.

Photo intitulée " Filé d'arbre au couchant "

N° 70  Avril – Mai 2014

 

Voici quelques interview auxquelles j'ai été conviée, pour en savoir un peu plus sur ma phylosophie et mon lien avec la nature et la photographie

Novembre 2014 sur le nouveau portail ouvert à l'occasion du festival animalier de Montier en Der 2014. J'ai été l'une des permières à répondre aux questions du rédacteur du portail, et un très chouette site à visiter, clair, esthétique et rempli d'infos, actu des expos, mise en avant des photographes et bien d'autres, c'est par ici :

 Faune Sauvage.fr

Septembre 2013 par le site " Bon plan Photo :

http://www.bonplanphoto.fr/interview-de-nathalie-annoye/

Et sur " Photovore".

 

Merci à eux ! 🙂

 

 

 

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Bois de Halle près de Bruxelles, le printemps arrive enfin. La faune, la flore, toute la nature est en retard de plus ou moins 3 semaines. Un mal pour un bien, puisque les jacinthes des bois se sont faites attendre, mais elles ont également tenu plus longtemps grâce aux températures nocturnes encore bien fraiches et l'absence de pluie. Une météo qui a les a "conservées" pour le plaisir des yeux et des sens.
L'anémone sylvie qui d'ordinaire s'efface à l'arrivée des jacinthes, est encore bien présente. L'ensemble nous offre des tapis de fleurs hauts en couleurs, mélange judicieux de blanc, de bleu, assorti au feuillage naissant des hêtres. La nature est tellement bien faite…

Notre belle forêt bleue ainsi qu'on la surnomme, fait rêver, elle est très photogénique, et met en valeur les photos de nature, de famille ou de mariage, et elle attire de plus en plus de monde. Son intérêt grandissant a malheureusement des inconvénients car malgré un règlement trs strict, bon nombre de personnes irrespectueuses piétinent les fleurs pour se faire photographier ou se balader dans le tapis bleu. C'est un geste égoïste et très souvent puni par les gardes omniprésents. Je trouve cela déplorable car on très court terme, ce beau tapis bleu perdra son uniformité tant aimée de tous. Alors préservons-le lors de nos balades et contentons-nous de l'admirer sans sortir des sentiers.

Plus d'infos sur le site officiel du bois de Hal

La Hoëgne…

Petite rivière ardennaise, la Hoëgne prend sa source près de la Baraque Michel, pour descendre vers Spa et se jeter dans la Vesdre à Pepinster. La couleur brunatre de l'eau, provient de son passage à travers les tourbières, limpide et très riche en fer.

L'écume de couleur blanc sale qui se fixe parfois autour des pierres est d'origine naturelle. Ce sont des substances lessivées de la tourbe, combinées à des particules d'argile, c'est donc un phénomène naturel. Mais si vous préférez la version plus poétique, alors sachez que ce sont les fées qui font leur lessive dans la rivière.

On passerait des heures à photographier cette jolie rivière, si apaisante et relaxante. Alternant poses longues, plans rapprochés, ambiances, elle est différente chaque saison. La plus photogénique étant l'automne ou lorsque la neige la recouvre.

Et si vous vous aventurez le soir, après le coucher du soleil, peut être aurez-vous la chance de rencontrer quelques nutons affairés. Génies bienveillants, toujours prêts à rendre service contre un peu de nourriture, une pièce de monaie, ou des friandises, selon la légende. Ces petits lutins connaissant tous les métiers, il suffit de déposer devant leur porte tout objet à réparer, vêtement, outil… Le lendemain tout est remis à neuf. Mais attention, ils sont extrêmement susceptibles et disparaissent dès qu'ils se sentent offensés. 🙂

D'autres images dans la galerie " Douceur des poses longues"  du site.

Très appréciée en architecture notamment, l'heure bleue donne un très beau cachet aux photos pour qui aime ce vaste sujet.

Dans ma spécialité qu'est la photo animalière et naturaliste, elle a tout à fait sa place également. J'aime photographier les phénomènes naturels tels que la rotation des étoiles, les couchers de soleil, les brumes, le givre… et l'heure bleue en est un. Je n'ai donc pas pu résister de m'y essayer.

Mais qu'est-ce que l'heure bleue au juste ?

C'est un moment particulier, qui n'est plus le jour, mais pas encore la nuit non plus, et qui, par beau temps va nous donner ce bleu profond durant quelques minutes. Le ciel s'emplit presque entièrement d'un bleu, plus foncé que le bleu ciel du jour. Ce phénomène a lieu deux fois par jour, au lever et au coucher du soleil.
Un temps suspendu, lorsque le soleil est déjà couché, mais que la nuit n'est pas encore tombée.

Entre chien et loup, ou " à la brune " comme disaient mes grands parents.
Cet instant étant très court, il ne faut donc pas le rater. Aussi, je vous suggère ce site, qui vous indiquera la plage horaire de la belle heure bleue : http://www.bluehoursite.com/

Ensuite, préparez votre matériel, boitier, trépied… Faites vos repérages sur le terrain bien avant, ou si vous savez déjà où aller, partez un peu plus tôt afin de vous installer tranquillement avant le moment fatidique, pour vous donner le temps de préparer vos réglages et peaufiner votre cadrage.

Et c'est parti pour quelques instants de " zénitude ".